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CONSEIL D’ARCHITECTURE, D’URBANISME,
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU PAYSAGE

des Alpes-Maritimes

ARTICLE – URBANISME

Concertation sur le port de Nice

Le CAUE06 a organisé le jeudi 28 novembre 2019 une CONCERTATION sur le PORT DE NICE avec La Métropole Nice Côte d’Azur, La Chambre de Commerce et d’Industrie du Département des Alpes Maritimes, les Professionnels, les Associations et un large public pour faire un point après la saison estivale, sur sa situation actuelle et future.

RAPPEL HISTORIQUE (par Monsieur Bernard ASSO, Président du CAUE 06).

Pour débuter cette « Concertation sur le Port de Nice », nous aimerions faire un petit rappel historique pour bien comprendre où nous sommes et pourquoi nous sommes attachés au Port de Nice.
Notre histoire est intimement liée à la MAISON DE SAVOIE qui de 1388 à 1749 a aménagé selon les circonstances le port progressivement. Elle avait pourtant toujours privilégié Villefranche, mieux abrité de la mer et facile en défense; Nice ne jouait qu’un rôle annexe de fabriques de coques et d’entrepôts de marchandises en provenance ou en direction du Piémont. L’endroit était marécageux et moins bien abrité de la houle.
L’intérêt pour Nice est plus tardif, du fait de la saturation du port de Villefranche en fret et de la demande des commerçants et entrepreneurs niçois désireux d’avoir un accès direct à la mer.
CHARLES EMMANUEL III fait construire une digne à l’aplomb du Château à partir de 1749. 1752, Nice met du temps à s’affirmer du fait de sa position ouverte au vent d’Est, de son engorgement des graviers venant de la mer et des limons descendant du PAILLON + d’autres difficultés techniques et géographiques.
1785, le port change d’aspect et formalise un nouvel imaginaire technique plus adapté aux nouveaux bâtiments.
Le port LYMPIA n’est plus un simple site de transit de navires marchands mais UN ÉLÉMENT FORT D’UNE NOUVELLE DYNAMIQUE URBAINE A LA FOIS CLASSIQUE ET BAROQUE DANS UN NOUVEL ESPRIT ARCHITECTURAL DES LUMIÈRES : la trame de «LA VILLENEUVE» est identifiée à un OCTOGONE ceinturant le bassin LYMPIA, lié davantage à une dimension esthétique qu’à une préoccupation utilitaire.

LE PORT LYMPIA EST UNE EXTENSION DE «LA VILLENEUVE» de par son tracé urbanistique rejoignant la Place Garibaldi et ceinturant le bassin LYMPIA ; le plan décrit des rues qui « auront vue sur le port » et une « place Royale », avec des portiques, au centre de laquelle seront érigés les statues du Roi et de la Reine.
CETTE PERSPECTIVE RENVERSAIT LA CONCEPTION TRADITIONNELLE : LE PORT N’ÉTAIT PLUS ENVISAGÉ COMME UN SIMPLE BASSIN ENTOURÉ DE QUAIS, MAIS COMME LA PROJECTION DE LA VILLE SUR LA MER.
Dans les années 1780, le port n’est toujours pas terminé, ni la polémique autour de son avenir. Avec l’occupation française tout projet est abandonné et il faut attendre 1814 pour que les autorités Piémontaises revenues, reprennent les travaux, de plus que c’est la Ville à qui les responsabilités sont transférées en 1833 qui va naturellement relancer et accentuer la prise en compte urbaine de ces aménagements.

Sur le plan du trafic maritime, l’essor du port LYMPIA va croissant avec l’établissement d’une ligne régulière vers la Corse, d’abord par le service postal, ensuite par le commerce de marchandises; vers les ports de Méditerranée comme avec l’Europe du Nord : grains, vin, ciment matériaux de construction (la région se construit beaucoup), charbon, tissus, verrerie, et à l’exportation, huile d’olive, citrons, parfums, etc … Une ligne avec l’Algérie s’ouvre pour les bestiaux, vin et céréales.
Le transport passager reste faible dont la plus grande partie reste locale, Nice jouant le rôle d’escale. Le port se voit tout de même trop petit pour recevoir tout ce trafic et la décision fut prise en 1898 de prolonger la digue de 235 mètres pour s’achever en 1908, au moment du démarrage du quai LAZARET qui allait être terminé en 1911.
Il reste toutefois à l’étroit et a du mal à offrir des postes à quai aux bateaux de tous types qui souhaitent l’utiliser. Tandis que les Yachts de plaisance étaient tentés d’ aller mouiller ailleurs et notamment à Monte-Carlo et à Cannes avec la manne financière que cela représentait, les navires marchands devaient souvent attendre plusieurs jours pour décharger leurs marchandises, quand ils n’étaient pas dans l’impossibilité de le faire, compte tenu de la profondeur du bassin, que l’on devait sans cesse draguer. L’accroissement du trafic continua cependant à augmenter. A partir de 1914, les travaux furent ralentis par la guerre, qui entraina une diminution significative du tonnage qui repris progressivement dans les années 20.
Nice restait pour l’essentiel un port de cabotage, national et international, les longs courriers préférant Marseille ou Gênes.
Le trafic passager augmenta régulièrement et plus particulièrement vers la Corse et le port ne cessa jamais d’être embouteillé par l’accroissement du trafic et le mélange des activités, bateaux de messageries, charbonniers, cimentiers, et plaisance se disputant les quais.
L’engorgement constant du Port suscitait diverses propositions de solutions. L’une d’ elles, évoquait en 1931, la construction d’un port à la Californie, là où fut implanté l’aéroport. Une autre, de créer un port de commerce à vocation régionale à Antibes. Rien ne se fit!
A la Libération, on reconstruit ce qui avait été détruit pendant la guerre comme une partie des quais, la digue etc; et on procéda à plusieurs transformations pour relancer l’activité portuaire :
suppression des voies ferrées, du fait du transport des marchandises par camions, allongement ou élargissement de certains quais, aménagement des terre-pleins pour accueillir les véhicules en attente des ferries.

CETTE RÉFLEXION URBAINE D’ENSEMBLE, ENTAMÉE DÈS 1824, ABOUTIT LE 26 MAI 1832 A LA CRÉATION PAR LE ROI CHARLES -ALBERT DU CÉLÈBRE « CONCILIO D’ORNATO », QUI A, JUSQUE A AUJOURD’HUI ENCORE, LARGEMENT PRÉSIDÉ AU DESSIN DE LA VILLE ET SA RENOMMÉE.
En 1860, lors du rattachement à la France, le port est certes inachevé, mais les travaux entrepris depuis 1750 annoncent la structure que l’on peut voir aujourd’hui ainsi qu’une bonne partie de la trame urbaine environnante.

LES NOTIONS DE PRÉSERVATION DU SITE COMMENCENT A SE FAIRE JOUR
Malgré les améliorations techniques, l’insertion urbaine du port a toujours posé problème. Au XIXè siècle, les riverains se plaignent du fracas des treuils, des jurons des ouvriers, des sirènes des navires, la pollution du charbon.
En 1909, le Président du Club Nautique de Nice critiquait « la situation lamentable qu’offre le Port de Nice en ce moment » regrettant que l’encombrement du port ne permette pas l’accostage des voiliers de luxe, interdisant ainsi l’organisation de régates.
Le journaliste Pierre Sevillié à la même époque, ne craint pas de lancer : « je ne connais rien de plus hideux, de plus inesthétique que cet endroit de la ville; sur les quais, c’est un encombrement de marchandises de toutes sortes qui rendent la circulation impossible ».
Un autre, « les voyageurs doivent se livrer à un véritable steeple-chase sur les tonneaux, les sacs et les caisses éparpillées pêle-mêle pour pouvoir embarquer … Le trottoir est d’une exiguïté ridicule, la meilleure partie de la rue étant occupée par la ligne des trams de transport dont les rails en montagne russe émergent du sol ».
Et aujourd’hui !

LE PORT AUJOURD’HUI

Le Port de Nice est un port SINGULIER dans le département des Alpes Maritimes. C’est le seul qui soit un port POLYVALENT sur notre façade maritime avec de nombreuses activités et de nombreuses missions.
Pour faire un répertoire à la Prévert, on y trouve pêlemêle le transport de marchandises, la petite, moyenne et grande plaisance, la moyenne et grande Croisière, la liaison Nice-Corse pour les ferries, le cabotage « passager » jusqu’à St Tropez, la visite en mer, la pêche, les clubs de Voile, d’Aviron, de Plongée etc … Une flotte importante de pointus, des unités d’État (douanes, police maritime, marine nationale) et j’en oublie.
En fait, C’EST UN PORT GREC ou toutes les activités de mer se croisent dans une grande harmonie, avec beaucoup de professionnalisme et cela dans un petit bassin. Il a appartenu à l’État, au Conseil Départemental et aujourd’hui à la Métropole Nice Côte d’Azur.
Il est opéré depuis 1945 par la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie) qui a su développer ses atouts, professionnaliser les compétences, entretenir et moderniser ce bassin trois fois centenaire, assurer la continuité avec ses propriétaires successifs et également ce qui est cher au CAUE respecter le Patrimoine.
Le port de Nice a évolué avec son temps, comme nous l’avons vu, la part marchandise a décliné lentement au profit d’autres ports plus grands et mieux équipés; les ferries pour la Corse se sont développés rapidement à partir des années 70, la croisière dans les idées 80 et le Yachting est en train de prendre une place prépondérante dans le bassin alors que les ferries réduisent la voilure. Nous parlions de mutation, parce qu’un port est un organisme vivant, lié étroitement à une région, un département, un territoire, une ville.
Le rayonnement de Nice et du Comté de Nice a toujours été lié à son port, du départ de la route du Sel aux croisières d’aujourd’hui même si son rôle est plus modeste du fait de l’aérien et des transports routiers, le port de Nice garde sa fonction de poumon économique.
Il est également un point d’ancrage de la ville pour son patrimoine, lié à son Urbanisme et son Architecture majestueuse du Concilio d’Ornato si reconnaissable et si appréciée.
Ces mutations, nous allons en parler ce soir avec l’évolution de l’activité portuaire, l’arrivée du Tramway, les nouvelles donnes économiques et maritimes globales qui impactent la Région, et la capacité du Port de Nice à se réinventer tout en gardant sa spécificité et ses traditions.

La Métropole Nice Côte d’Azur était représentée par Messieurs Bonnin, Chef du Service Environnement, et Arnaud Cristini, ingénieur principal, responsable de la Division Bruit et Monitoring Urbain Environnemental.
Leur intervention s’est portée essentiellement sur les évolutions environnementales réalisées par la Métropole concernant le déploiement de nombreux capteurs de pollution, de cabines réglementaires de qualité de l’air et du bruit.
Avec le « Monitoring Urbain Environnemental » et son application Smart Port, le Port de Nice a la plus importante densité d’analyseurs et de capteurs d’Europe, relayé par les permanences environnement. Le programme de raccordement des postes électriques se poursuit ou ont été déjà installés, notamment pour les Yachts. Il est à noter que les installations électriques installées sur les quais pour remplacer les moteurs au fuel des navires à quai ne peuvent être utilisées pour les ferries qui ne restent pas assez longtemps pour être raccordés (moins d’une heure). Le problème de la pollution des ferries a néanmoins été réduite mécaniquement par la diminution des rotations de « Corsica Ferries », seule compagnie opératrice sur la destination Corse.
Les applications issues des capteurs sont traitées en temps réel incluant le placement et l’orientation des navires par rapport au seuil de bruit et à la qualité de l’air. Il indique également qu’a été mise en place pour le public une application smartphone « Signal Air ». Ces dispositifs, installés à partir de 2014 ont obtenu une diminution régulière de la pollution atmosphérique et sonore qui fait dire au représentant de l’agence Atmosud que la qualité de l’air sur le Port de Nice est devenue « plutôt bonne » analogue au reste de la ville. Pour preuve, les associations de riverains, très engagées dans la lutte contre les pollutions engendrées par les activités portuaires, ont pris acte des efforts de tous les opérateurs et de la baisse réelle de la pollution atmosphérique et sonore. Elles peuvent également se renseigner et s’exprimer dans « « les permanences environnement » ouvertes par la Métropole.
Pour conclure Monsieur Cristini rappelle que toutes ces réalisations ont participé efficacement à la forte diminution de la pollution de l’air et des nuisances sonores et que les efforts se poursuivent.
LA CCI des Alpes Maritimes et concessionnaire du Port de Nice était représentée par Messieurs Bérard, Directeur des Ports de la CCI et Michel Lallement, Directeur du Port de Nice; Les deux responsables du Port de Nice ont fait un rappel de l’évolution du port depuis 2018 :
Le départ de la compagnie Moby, la réduction par Corsica Ferries de 45% du trafic passager (environ 400000 passagers au lieu de 900000 en 2017), le développement du Yachting, une légère augmentation de la croisière, et du fret de gravats et pierres pour les chantiers d’enrochements de Monaco et Roquebrune Cap Martin. Les perspectives pour 2020 s’annoncent moins bonnes avec une baisse de l’activité croisière et de l’activité fret « chantiers » qui vont se terminer à Monaco et Roquebrune Cap Martin. La CCI pense compenser par le développement du Yachting.
Quant à l’arrivée du Tramway, la CCI n’en étant pas responsable, définit une politique d’attente qui après le démontage total des infrastructures des travaux, analysera comment gérer le flux des passagers du Tramway sur le Port.

Le CAUE 06 avait également invité plusieurs professionnels travaillant sur le Port de Nice pour avoir leurs opinions et les pistes à envisager.
Monsieur André Gaillard, Président de l’Union Maritime 06, Monsieur Thierry Voisin, Président du Comité des Professionnels du Yachting, et Monsieur jean Philippe Rochin, Directeur de la société immobilière Experta, ont apporté la vision Commerciale et Industrielle du Port. Monsieur Gaillard rappelle que le Port de Nice est le premier exportateur de ciment de France et le second port de croisières après Marseille. Qu’il est également un port de fret avec l’embarquement de camions sur les ferries allant en Corse, et que plus de 45 sociétés opèrent, induisant plus de 2600 emplois directs et indirects pour 447 millions d’euros d’impact direct, indirect et induit.
Il insiste sur l’inadaptation du Port par rapport aux nouvelles donnes de la navigation de fret et de croisières; les quais de Commerce réaménagés en 1911 n’étant plus également adaptés au Yachting.
Le Port de Nice-Villefranche accueille par an 320 navires de croisière au mouillage et 60 à quai (moins de 200 mètres), soit 400 bateaux de croisière. L’évolution des croisiéristes va vers la construction de grandes unités de plus de 300 mètres peu polluantes (motorisation à gaz GNL*), plus rentables et qu’à part la rade de Villefranche sur Mer qui a ses limites de fréquentation, elles ne peuvent pas accoster au port de Nice, ses quais étant trop courts; ce qui fait que ne peuvent accoster que des unités de moins de 200 mètres moins rentables et plus polluantes; « le port attire les navires les plus polluants » dixit Monsieur Gaillard.
Le port manque d’espace et il est bon de rappeler qu’aucune mesure d’agrandissement n’a été prise depuis 1970.
Malgré tous les efforts des opérateurs, les compagnies de navigation et les affréteurs risquent de se désintéresser de Nice; Les sociétés Vicat et Lafarge se posent la question de rester à Nice s’il n’y a pas d’évolutions.
Monsieur Thierry Voisin est sur la même ligne que Monsieur Gaillard et au nom du Yachting évoque les mêmes contraintes d’espace et d’obsolescence des infrastructures du Port de Nice. Il serait nécessaire de réaménager le bassin pour la grande plaisance pour s’adapter aux nouvelles unités si toutefois le projet sera de s’orienter vers ce type de service.
Agrandir le port serait quasiment impossible et même si cela était possible, serait-il heureux qu’il y est un port « augmenté » mais enclavé au centre de la ville occasionnant encore plus de nuisances.
Il y a peu de solutions et si on se maintient in situ, avec toutes les activités actuelles, force est de constater que certaines, faute de place et de structures modernes vont péricliter.
Un port de commerce respectueux et pionnier de l’environnement à l’ouest serait la solution pour maintenir une activité portuaire de fret sur la surface maritime du Département.
Monsieur Jean Philippe Rochin, spécialiste de l’Immobilier dans le quartier du Port fait une analyse détaillée de l’évolution des prix et des populations qui y habitent. Le port n’est pas considéré comme un lieu de prestige comme le Mont Boron ou Cimiez et les prix restent abordables dans le quartier; cependant, toute vue mer les fait monter entre 7000 et 10000 euros le m2.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le tramway ne fait pas monter réellement les prix mais c’est surtout l’attractivité esthétique autour du port qui agit.
En conclusion, notre spécialiste met en garde contre l’achat par les marchands de biens qui divisent les volumes des appartements pour les revendre à des loueurs professionnels en saisonnier avec comme résultat la disparition de la population autochtone autour du bassin au profit de touristes de passage.

Bernard ASSO, Président du CAUE 06, très heureux que toutes les problématiques du Port aient été abordées, après avoir fait un rappel historique sur le Port de Nice et son passé Turinois, avec son aspect et agencement actuel hérités du Consilio d’Ornato, conclut cette concertation très riche en informations de par la qualité de ses intervenants que le Port de Nice est à la croisée des chemins et qu’il est déjà tard pour réagir à la concurrence d’autres ports mieux équipés comme Toulon, Savone et d’autres.
Que le vrai débat est la desserte du territoire des Alpes Maritimes; comment importer, exporter, et est-ce que le fret maritime va disparaitre dans le Département au profit de l’Aérien, du ferroviaire et du Routier?
Avant de décider de moderniser telle ou telle infrastructure existante, quel est le projet global? Si on ne crée pas un port à l’Ouest, quel sera le destin du Port de Nice? avec quels aménagements et qui recevoir, et dans quel but de développement économique?
Autant de questions auxquelles « le politique » devra répondre. Bernard ASSO, en conclusion et pour bien rappeler toutes les missions du CAUE 06, aimerait que l’onorganise pour le Port de Nice, non plus une concertation mais une grande conférence sur son Architecture et son Urbanisme hérités de la Maison de Savoie.

*MOTEUR MARINE A GAZ GNL  : la motorisation marine à gaz est au point et dispose déjà d’une centaine (chiffres 2015) de navires en service dans le monde disposant d’une motorisation alimentée par du GNL.
A l’horizon 2020, ce nombre pourrait dépasser le millier de navires.
Techniquement : ces bateaux disposent de moteurs hybrides de moyenne vitesse à 4 temps alimentés par du GAZ NATUEL REFROIDI A TRÈS BASSE TEMPÉRATURE SOUS FORME LIQUIDE (GNL).
Le GNL est stocké au sein de gros réservoirs à une pression allant jusqu’à quatre bars et d’un volume cumulé d’environ 3500 m3. Les moteurs hybrides pourront toutefois utiliser du diesel marin (MGO) de retour au port ou en cas d’indisponibilité du GNL. L’usage du GNL devrait permettre de réduire les émissions de C02 du navire de 25% par unité d’énergie par rapport au diesel marin. Les cours peu élevés du GNL encouragent la conversion de flottes de bateaux à ce carburant alternatif malgré le coût des navires à motorisation hybride. L’armateur italien COSTA Croisières a déjà commandé deux navires de croisières de 337 mètres de long qui seront principalement propulsés par le GNL.
Ce carburant alternatif devrait fournir 100% de l’énergie des navires en mer.
Observation :  Le port de Nice n’étant pas équipé pour recevoir des bateaux de plus de 200 mètres, il est improbable à ce jour, qu’il puisse recevoir des unités équipées de GNL qui seront accueillies à Villefranche et Cannes en rade foraine.

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